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23 sept. 2009

Mission de la CAF attendue à Libreville le 29 octobre 2009


APA Li­bre­ville (Gabon) Le pré­sident de la Confé­dé­ra­tion afri­caine de foot­ball (CAF), Issa Haya­tou, est at­ten­du le 29 oc­tobre pro­chain à Li­bre­ville, à la tête d’une forte dé­lé­ga­tion, pour une vi­site d’ins­pec­tion des sites de­vant ac­cueillir la 28ème édi­tion de la Coupe d’Afrique des na­tions (CAN) que le Gabon doit co-or­ga­ni­ser en 2012 avec la Gui­née-Equa­to­riale, a ap­pris APA sa­me­di à Li­bre­ville.


Au cours de cette vi­site d'ins­pec­tion de huit jours (29 sep­tembre au 5 no­vembre), la 3ème de la CAF sur les chan­tiers de la CAN, la dé­lé­ga­tion de la CAF se ren­dra éga­le­ment à Ma­la­bo, en Gui­née-Equa­to­riale.

Outre M. Haya­tou, la dé­lé­ga­tion com­pren­dra le vice-pré­sident de l’ins­tance di­ri­geante du foot­ball afri­cain, le gé­né­ral Séyi Mé­mène du Togo, et trois membres du co­mi­té exé­cu­tif dont le Gui­néen Al­ma­ny Ka­bé­lé Ca­ma­ra qui était à la tête de la der­nière mis­sion d’ins­pec­tion de la CAF au Gabon et en Gui­née-Equa­to­riale, du 20 au 24 mai der­nier.

Au cours de sa vi­site, le pré­sident de la CAF «sou­hai­te­rait être reçu en au­dience par les chefs d’Etat du Gabon et de la Gui­née-Equa­to­riale», a in­di­qué, dans une cor­res­pon­dance aux au­to­ri­tés de ces deux pays, le se­cré­taire gé­né­ral de la CAF, Mus­ta­pha Fahmy.

M. Haya­tou vou­drait ob­te­nir de Li­bre­ville et de Ma­la­bo des gages so­lides quant à leur vo­lon­té de res­pec­ter le ca­hier des charges im­po­sé par l’ins­tance di­ri­geante du foot­ball conti­nen­tal, in­dique-t-on.

Au­cune évo­lu­tion n’a en­core été en­re­gis­trée au Gabon au ni­veau des chan­tiers qui se dé­roulent sur les sites de­vant ac­cueillir la CAN.

Les chan­tiers n’avancent pas aussi bien à Li­bre­ville qu’à Fran­ce­ville, le chef-lieu de la pro­vince du Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays, deuxième site choi­si par les au­to­ri­tés ga­bo­naises pour ac­cueillir les matchs de la CAN.
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Organiser trois Coupes du Monde, un privilège pour l’Afrique, selon Issa Hayatou

APA – Alger (Al­gé­rie) Le pré­sident de la confé­dé­ra­tion afri­caine de foot­ball, (CAF) Issa Haya­tou a es­ti­mé que l’Afrique qui va or­ga­ni­ser trois Coupes du monde de foot­ball (U-20 en Egypte, U-17 au Ni­gé­ria et la Coupe du monde se­niors en Afrique du Sud en 2010) est « très pri­vi­lé­giée ».


« Très sin­cè­re­ment c’est une im­mense joie pour nous tous. Dans le monde de la FIFA, très at­ta­ché dé­sor­mais à la ro­ta­tion des conti­nents, je pense qu’il s’agit là de la ré­com­pense aux ef­forts que nous n’avons cessé de dé­ployer les uns et les autres pour ren­for­cer la cré­di­bi­li­té de notre foot­ball à tous les ni­veaux, pour amé­lio­rer sans cesse la qua­li­té de nos or­ga­ni­sa­tions », a dit Haya­tou dans le site in­ter­net de la CAF.

M. Haya­tou qui a ajou­té que la confiance pla­cée en la CAF, ho­nore au­jourd'hui le conti­nent, a tenu à rendre hom­mage à la FIFA et plus par­ti­cu­liè­re­ment son Pré­sident, Sepp Blat­ter.

Concer­nant les chances des sé­lec­tions afri­caines à s'ad­ju­ger le tro­phée chez les U20, le pré­sident de la CAF dit qu’il reste confiant.

"Ga­gner un Mon­dial, se­rait même un for­mi­dable point de dé­part. Cela nous per­met­trait de plan­ter le décor, d’af­fi­cher nos am­bi­tions, la pre­mière étant celle de ga­gner les trois Coupes du monde", a –t-il sou­hai­té.

L'Egypte abri­te­ra le Mon­dial des U20 à par­tir du 24 sep­tembre jusqu'au 16 oc­tobre, alors que le Ni­ge­ria sera le pays hôte de la Coupe du Monde des moins de 17 ans, qui verra la par­ti­ci­pa­tion de l'Al­gé­rie, du 24 oc­tobre-15 no­vembre.
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L’Asie devient le premier partenaire économique de l’Afrique

Depuis plusieurs années, les échanges commerciaux entre l'Afrique et les pays émergents d'Asie, tels que l'Inde ou la Chine, ne cessent de croître et nombreux sont les pays asiatiques qui investissent leurs capitaux sur le continent noir.




Grâce aux échanges économiques avec le continent asiatique, l’Afrique a évité la forte récession qui a frappé de plein fouet les pays industrialisés. Par ailleurs, les investissements réalisés par l'Asie sont bénéfiques pour l'Afrique puisqu'ils lui ont permis d'atténuer les liens de dépendance qui la liaient aux Etats-Unis ou bien encore l'Europe.

Les échanges Sud-Sud sont en pleine expansion

Les investissements de la Chine et des autres “économies émergentes” de la zone Asie, alimentent directement la croissance de l'Afrique. L’Afrique du Sud, l’Angola, le Nigeria, le Soudan, l’Égypte et l’Algérie sont devenus les partenaires privilégiés de l'Asie. Leurs principals attraits pour les investisseurs asiatiques résident dans leur sous-sol. L'Asie a en effet besoin des riches ressources énergétiques et des matières premières qu'ils recèlent.

Ainsi, la Chine est devenue en 2009 le premier partenaire commercial de l’Afrique. Dès 2007, Pékin investissait plus de 9 milliards de dollars par an sur le contient, soit un montant nettement supérieur à celui fourni par les institutions internationales en charge de l'aide au développement. En 2009, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique a atteint 90 milliards de dollars.

En comparaison, la Banque Mondiale s’est révélée incapable d’injecter plus de 2,5 milliards par an de dollars sur le continent. Aujourd'hui, la Banque tente de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour financer les projets africains.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l’Afrique

Plus de 800 000 Chinois travaillent déjà sur ce continent pour plus de 900 entreprises de toutes tailles. Ils extraient le cuivre et le cobalt en Zambie et au Congo, le platine et le chrome au Zimbabwe. Ils achètent d’énormes quantités de bois au Gabon, au Cameroun, au Mozambique, en Guinée équatoriale et au Libéria, ainsi que l’acier, l’or, le charbon, le nickel dans tous les pays de cette zone qui en détiennent ou en produisent. L’Angola fournit la moitié du pétrole importé d’Afrique par Pékin.

Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l’acier, 90 % de tout l’aluminium et 10 % du pétrole. Une économie dévoreuse d’énergie et de matières premières qui s’est tout naturellement tournée vers le continent noir afin d'assurer son approvisionnement.

L’Afrique doit élaborer une politique économique concertée face à l’Asie

Le rapport du Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique des Nations Unies demande aux gouvernements des pays émergents de tenir compte du fait que leur accès à long terme aux ressources naturelles de l’Afrique dépend du développement de rapports “gagnant-gagnant” qui excluent toute forme d’exploitation.

L'Afrique est devenue un partenaire commercial primordial pour le continent asiatique. Le Continent africain bénéficie de ces échanges par la construction d’infrastructures nouvelles. Mais les investissements asiatiques en Afrique ne génèrent localement qu’un petit nombre d’emplois. De plus, le transfert de technologies demeure limité entre les deux continents.

Le bureau spécial pour l'Afrique des Nations Unies rappelle à cet égard qu'il est primordial pour les économies asiatiques d'induire un rapport "gagnant-gagnant" dans ses échanges commerciaux avec l'Afrique.

Quant à l'Afrique, elle doit déterminer à long terme une politique économique concertée vis à vis du continent asiatique. L'enjeu est de taille: l'Afrique doit accroître sa productivité industrielle et agricole pour ne plus dépendre des importations extérieures.
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